La coriandre : une plante médicinale digestive et détoxifiante aux mille vertus

La coriandre : une plante médicinale digestive et détoxifiante aux mille vertus

Il y a des plantes qui divisent. Et la coriandre en fait partie ! On l’adore ou on la fuit dès la première bouchée. Certaines personnes lui trouvent une saveur citronnée et fraîche, d’autres lui reprochent un goût de savon. Cette réaction bien connue n’enlève pourtant rien à la richesse thérapeutique de cette plante que l’on utilise en phytothérapie depuis l’Antiquité. Derrière cette feuille fine au parfum très caractéristique se cache une médicinale étonnante, à la fois tonique digestive, carminative, détoxifiante et même légèrement antibactérienne. Elle agit autant sur le système digestif que sur l’élimination des toxines. C’est une plante que j’apprécie tout particulièrement dans les protocoles doux de régulation digestive ou pour accompagner certains états inflammatoires chroniques liés à une mauvaise élimination. En latin, Coriandrum sativum, elle fait partie de la famille des Apiacées, au même titre que le persil ou le fenouil. On utilise aussi bien ses feuilles que ses graines, qui ont chacune des propriétés différentes. C’est l’une des rares plantes qui agit à la fois sur le foie, les intestins, les reins et le système nerveux. Elle équilibre, elle apaise, elle nettoie. Autant dire qu’elle mérite largement sa place dans une routine de soins naturels.

Les bienfaits principaux de la coriandre sur l’organisme

La coriandre est avant tout une plante digestive. C’est dans ce domaine que ses propriétés sont les plus connues et les plus documentées. Elle aide à soulager les ballonnements, les flatulences, les digestions lentes ou inconfortables. Elle agit comme un stimulant doux sur les sécrétions gastriques et biliaires. Cela signifie qu’elle prépare le corps à digérer correctement et qu’elle favorise un transit plus fluide. Je la recommande souvent en cas de digestion perturbée par le stress, par une alimentation trop lourde ou lors de changements de rythme alimentaire.

Ses graines sont carminatives. C’est-à-dire qu’elles facilitent l’expulsion des gaz intestinaux tout en apaisant les spasmes. En infusion ou en décoction légère, elles sont bien tolérées même par les intestins sensibles. C’est une plante très utile chez les personnes souffrant de colopathie fonctionnelle, de syndrome de l’intestin irritable ou d’aérophagie. Elle ne règle pas tout mais elle calme, elle allège, elle améliore la qualité de vie digestive sans effet secondaire notable.

Mais la coriandre ne s’arrête pas là. Elle possède également des propriétés dépuratives intéressantes. Elle soutient les émonctoires, en particulier le foie et les reins. Certaines préparations à base de coriandre sont utilisées dans les approches détox douces, notamment lorsqu’on souhaite accompagner une élimination des métaux lourds ou des polluants environnementaux accumulés dans les tissus. C’est un usage plus spécialisé, mais très suivi dans les pratiques de médecine intégrative.

Elle est aussi légèrement antibactérienne et antifongique. Des études récentes ont montré que l’huile essentielle de coriandre possède une action contre certaines souches pathogènes, notamment au niveau intestinal. Cela renforce son intérêt dans les cas d’inconfort digestif lié à un déséquilibre du microbiote.

Indications thérapeutiques de la coriandre

On utilise la coriandre dans plusieurs indications bien précises. D’abord pour améliorer la digestion. Que ce soit sous forme d’infusion de graines, de teinture-mère ou simplement en usage alimentaire, elle soutient les estomacs fatigués. Elle est indiquée après une maladie, lors d’une convalescence ou d’un changement alimentaire important. Elle est aussi précieuse dans les périodes de stress où la digestion devient chaotique. Je la conseille aussi aux personnes ayant une sensibilité intestinale chronique, avec alternance de constipation et de diarrhée, sans pathologie lourde identifiée. Elle vient alors calmer les excès et soutenir les manques.

Elle est également intéressante dans les programmes de soutien du foie. Quand le foie est paresseux, que l’on ressent une lourdeur après les repas, une fatigue au réveil, une langue pâteuse ou un teint brouillé, la coriandre entre parfaitement dans une stratégie de drainage doux. En association avec le pissenlit ou le romarin, elle offre un nettoyage progressif sans provoquer d’éliminations trop brutales. C’est une plante de régulation, pas d’agression. Elle permet au corps de retrouver son équilibre d’élimination sans le mettre en tension.

Enfin, on peut l’utiliser en soutien du microbiote, notamment lorsqu’il y a eu une antibiothérapie récente ou une infection digestive. Elle aide à réinstaller un terrain plus sain, moins inflammatoire, moins fermentescible. C’est une approche complémentaire qui s’intègre très bien à un travail global sur l’intestin.

Pourquoi certaines personnes n’aiment-elles pas la coriandre ?

C’est une question que l’on me pose souvent. Pourquoi la coriandre paraît-elle dégoûtante pour certaines personnes ? Ce phénomène est bien réel et s’explique en partie par la génétique. Certaines personnes possèdent un récepteur olfactif très sensible à l’aldéhyde présent dans la coriandre fraîche. Ce composé donne un goût de savon ou de métal qui peut déclencher une aversion immédiate. Cela n’enlève rien aux vertus médicinales de la plante mais cela complique son usage culinaire pour ceux qui y sont sensibles. Dans ces cas-là, les graines, beaucoup plus douces et digestes, sont souvent mieux tolérées.

La coriandre est donc une plante complète, souvent sous-estimée, mais qui a toute sa place dans une approche de santé naturelle globale. Elle soutient le système digestif, aide à éliminer les toxines, apaise les troubles intestinaux et agit discrètement sur le système nerveux. Elle ne fait pas de bruit mais elle agit avec finesse. Elle n’est pas adaptée à tous les palais mais elle est précieuse pour les organismes qui ont besoin de se nettoyer, de se poser, de se rééquilibrer.

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L’herboristerie, c’est prendre le mal à la racine, mais le plus important c’est de ne pas se planter !

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L'Herboristerie du Dr. Sammut

Cet article a été vérifié par le Docteur en pharmacie et herboriste Paul Sammut.

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